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publié le 1 janvier 2009 à 00:00
par EuroCockpit.
EuroCockpit vous présente ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Qu'elle puisse vous apporter tout ce dont vous rêvez, et que l'aviation mondiale puisse ne pas trop souffrir de la crise annoncée par tous les gourous de la finance.
Bonne année,
et bons vols à tous !
publié le 27 décembre 2008 à 12:29
par EuroCockpit.
Nous avons appris qu'un document rare avait été retrouvé et mis à disposition en téléchargement. Il s'agirait du rapport des autorités indiennes concernant l'accident d'un A320 Indian Airlines survenu à Bangalore en février 1990. Ce rapport d'accident avait largement alimenté la polémique tant par son contenu que par le fait qu'il demeurait presque introuvable.
Personne ne l'avait lu mais tout le monde en parlait, renforçant ainsi un mythe qui allait être largement utilisé par ceux qui affirmaient que quelques erreurs de conception, au niveau de l'ergonomie et des premières versions de logiciels, avaient peut-être contribué aux accident d'Habsheim, Bangalore et Ste Odile.
Il est désormais possible de juger par soi même, en lisant ce document qui ne compte pas moins de 581 pages. Il semble qu'il nourrisse également de nombreux débats sur nos anciens forums, visiblement très actifs.
Attention: le fichier pèse 280 Mo.
publié le 23 décembre 2008 à 19:50
par EuroCockpit.
Transavia (France) a débuté ses activités "Air france Soleil" en mai 2007. La stratégie de la compagnie "low fare" mais pas vraiment "low cost" a été d'ouvrir les axes concurrentiels sur lesquels on trouve des compagnies étrangères, certes, mais aussi les compagnies charter françaises (principalement Aigle Azur et Air Méditerranée, dans une moindre mesure Corsair). Le package comprend un partenariat avec Transavia Hollande, la structure française étant détenue à 60% par Air France, le reste par les hollandais.
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s'il ne fallait pas de temps en temps repasser devant cette noble institution qu'est le CSAM. Quand on se pointe devant cette commission avec Air France comme actionnaire majoritaire, on est sans doute très à l'aise, mais on ne peut pas toujours échapper aux questions qui fâchent.
Les premiers résultats de Transavia étaient attendus pour mars 2008, mais ils restent la grande inconnue. La compagnie devait repasser devant le CSAM après un an d'exploitation, et c'est avec 6 mois de retard que l'examen de sa licence d'exploitation a été mis à l'ordre du jour, c'est à dire fin novembre 2008.
Une simple formalité, presque vexante à en croire la compagnie.
Cela ne change pas grand chose aux résultat: 20 millions de pertes pour 60 millions de chiffre d'affaires. Quand on a 12 millions de capital, on appelle ça une situation comptable proche de la faillite.
Compte tenu de la nature et de la qualité des actionnaires, le CSAM passera outre les dispositions de l'arrêté du 16 juin 2005 (fonds propres positifs à tout moment), la DGAC précisant que cet arrêté ne s'applique pas à Transavia.
Il reste la logique économique de l'opération: la recapitalisation semble inéluctable, Transavia dit que ça pourra bien attendre septembre 2009, le CSAM préférerait mars 2009.
La rentabilité ? Elle est prévue pour plus tard. En 2009? Non... plus tard. Une information qui fera plaisir à la concurrence, qui n'a pas forcément les mêmes impératifs et / ou les mêmes actionnaires.
En fait, Transavia est venu au CSAM pour dire que tout va mal mais que tout va bien, et on attend comme toujours un avis favorable du Conseil à toutes ces choses formidables.
publié le 20 décembre 2008 à 23:11
par EuroCockpit.
Dernière journée du procès en appel dans le cadre du dossier Air Lib. C'est au tour des deux avocats de Jean-Charles Corbet de plaider la cause de l'ex-PDG d'Air Lib, qui contrôle toujours les actifs d'Holco.
Me Flécheu entre en scène : un réquisitoire très offensif contre les liquidateurs qui n'ont fait aucun cadeau à Jean-Charles. Des procédures longues et coûteuses ("extension de la liquidation" - refusée; puis "comblement de passif" - condamnation en première instance mais procédure annulée par la suite). Il faut comprendre : les liquidateurs ont obtenu en première instance 14 millions d'euros !
La plaidoirie du second avocat de Jean-Charles est plus intéressante : il reprend tout l'interrogatoire du prévenu. En substance, on nous explique que Jean-Charles a fait ce qu'il a pu : rendez-vous compte ! Il fallait diversifier l'activité, se battre contre les effets dévastateurs du 11 septembre... Comprend-on pour autant où sont passés les millions ? Rien n'est moins sûr...
On se contentera de décoder le message subliminal de cette plaidoirie : bon d'accord, cette affaire n'est pas exemplaire. Mais s'il devait y avoir une culpabilité quelconque de Jean-Charles, il conviendrait d'infirmer le jugement de première instance : tout sauf de la prison ferme !
L'avocat termine par une sortie en effet de manche : "que celui qui est dans la salle et qui pense qu'il aurait plus oeuvré que Jean-Charles Corbet pour Air Lib se lève". Il n'a pas remarqué, sans doute, que la salle en question est déserte.
Jean-Charles, plus prudent que son ami de 30 ans la veille, n'a rien à ajouter pour sa défense. Lui et nous savons que la chose est entendue, et qu'il peut s'attendre - au pire - à une peine de prison avec sursis. Il semble bien plus serein qu'au début des audiences.
Jugement mis en délibéré au 27 février prochain. Nous y serons.
Pour refermer (provisoirement) cet épais dossier, nous vous proposons de méditer la clause qui suit, extraite du "protocole transactionnel" qui accompagne le jugement du Tribunal de Commerce de Créteil qui attribuait la reprise des actifs des compagnies à Holco. Une clause signée au vu et au su du Procureur... de la République !

Nous tenons à remercier nos correspondants permanents qui continuent de s'intéresser à cette affaire et qui nous ont fait part de leurs impressions d'audiences.
publié le 19 décembre 2008 à 21:30
par EuroCockpit.
Jeudi était l'avant dernier jour du procès express de JCC devant la Cour d'Appel de Paris dans le cadre des malversations présumées autour du dossier Air Lib.
Cette demi-journée était consacrée aux plaidoiries de la défense des seconds couteaux, Christian Paris et Me Yves Léonzi.
L'avocat de Christian Paris doit lire RadioCockpit : celui qui se fait appeler dans nos infos et dans nos ex-forums "l'ami de 30 ans" est présenté à la Cour comme étant... "l'ami de 30 ans de Jean-Charles" ! Le ton est donné dès les premières phrases : Christian est un "receleur de caisse d'épargne" qui a rendu plus d'argent qu'il n'en a pris (*). Pensez-vous ! Commandant de bord à Air France, administrateur représentant des salariés, ayant mandat syndical, Président des Fonds Concorde, il s'est fait piquer avec trois fois rien (page 39 du jugement de première instance) : à peine 755.000 euros en sa qualité d'unique ayant droit de la société off-shore "Cowansville", créée par son avocat Me Kaufhold pour facturer Holco.
Sept cent cinquante cinq mille euros en contrepartie de quoi? On ne comprend pas bien, mais Christian est honnête alors tout va bien. En fait, selon son avocat, il a été mal inspiré et mal conseillé par son avocat luxembourgeois. Ceux qui sont passés par Air Lib se demandent si ces sommes ont été versées de la part de son employeur officiel, ou si elles proviennent de JCC pour rétribuer les coups de fil aux représentants du personnel, menaces à peine voilées dont tout le monde se souvient parfaitement. A Eurocockpit, nous avons la prétention de connaître le dossier Air Lib sur le bout des doigts, et nous pouvons affirmer que la présence de cet administrateur d'Air France dans les locaux d'Air Lib, et dans la compta d'Holco, est le plus grand scandale de toute cette affaire, car elle ne pouvait être ignorée par... Air France, et ce au plus haut niveau.
La cour demande au "présumé innocent de 30 ans" s'il a quelque chose à ajouter pour sa défense. Il est de coutume de se taire à cet instant, mais Christian ne peut s'y résoudre, bien entendu : il expliquera qu'il est un bien honnête homme...
On passe aux plaidoiries de "l'avocat de 30 ans", Me Léonzi. On rappelle que Yves Léonzi n'est pas un débutant en matière d'aérien. Il était notamment l'avocat de Francis Lagarde, condamné définitivement à de la prison ferme dans le cadre de malversations autour du dossier EAS. Inutile de vous dire que fort de cette expérience, l'aventure Air Lib était un long fleuve tranquille pour l'avocat de JCC.
Yves Léonzi a deux avocats. Le premier va expliquer à la Cour un point de Droit. Pour qu'il y ait abus de confiance, "il faut une exigence de remise précaire". Ce n'est pas lui qui le dit, mais une étude commandée spécialement auprès d'un grand professeur de Droit. Or, dans le cas qui nous occupe, l'argent des suisses n'est pas remis à titre précaire à Holco, il n'y a donc pas d'abus de confiance de la part de Jean-Charles, et par le fait aucune complicité de la part d'Yves. L'argent des suisses, c'est 100% pour Holco, et c'est "si je veux, quand je veux" pour Air Lib.
Le second avocat va droit au but. Que reproche-t-on à Yves Léonzi ? Si l'on en croit la page 80 du jugement de première instance, trois fois rien: en 17 mois, Yves a facturé 5.336.000 euros à Holco, 462.000 euros à Pelger & Blatch (société de JCC) et à peine 296.000 euros à Holco Lux. En substance, on viendrait lui chercher des histoires pour 6 patates, alors que d'autres ont pris presque autant sans jamais être inquiétés. On lui reproche finalement 220.000 euros d'honoraires, alors qu'on ne compte pas moins d'un million pour Me Lafont (le conciliateur) ou de 4 millions pour le Cabinet Fresfields... Les 6 millions d'honoraires au total sont donc parfaitement normaux, et les 220.000 objets de la prévention aussi.
Yves n'est pas aussi bavard que Christian, il n'a rien à ajouter. On se quitte à 16h30, l'avocat de JCC ayant décidé de plaider le vendredi.
(*) il aurait placé l'argent et réalisé une plus-value
publié le 17 décembre 2008 à 17:12
par EuroCockpit.
Première journée de plaidoiries aujourd'hui au Palais de Justice de Paris, à l'occasion de laquelle on entendait en premier lieu les parties civiles. On rappelle que 3 syndicats s'étaient constitué parties civiles, et leur stratégie a été de plaider le fait qu'un délit d'entrave avait été commis par JCC (affaire définitivement jugée) en même temps que les présumés délits d'abus de biens sociaux objets des présentes audiences. Que la conjonction de ces deux délits faisait que les salariés de l'entreprise ne pouvaient rien faire pour défendre leurs droits.
Puis c'est au tour des liquidateurs de plaider leurs demandes, une plaidoirie faite par l'ancien Bâtonnier Vatier qui fait une description méticuleuse du système mis en place par les prévenus: "on pourrait qualifier cela d'escroquerie dans la mesure où JCC a toujours affiché une distance entre Holco et Air Lib", cette différenciation rendant Holco destinataire de fonds destinés à Air Lib.
Il connaît le montage par coeur et son dossier sur le bout des doigts, et entreprend un démontage systématique de la structure juridique. On apprend au passage que JCC a refilé toutes ses parts dans Holco à ses enfants et à sa femme, n'en gardant que quelques unes pour lui. Dans le but de ne plus être saisissable? Quand on apprend ensuite qu'il y a un reliquat compris entre 11 et 30 millions d'euros que les Suisses n'ont toujours pas versé, et que la principale activité de JCC serait de leur courir après...
Puis, au nom du Parquet, intervient l'avocat général, qui fait également un tour très exhaustif de la nébuleuse Holco, et du montage tel qu'il est apparu à l'instruction. En substance, JCC est "garant du plan de reprise", il ne peut tout mettre sur le dos de ses Conseils à ce point là.
Il confirme point par point le jugement de première instance, en insistant sur le rôle de Me Léonzi qui offre à JCC une véritable "boîte à outils" pour l'aider à commettre des délits. Il requiert les mêmes peines qu'en première instance pour messieurs Corbet, Léonzi et Paris (pilote ancien administrateur d'Air France représentant des salariés). Contre Me Léonzi, il requiert une interdiction d'exercer sa profession d'avocat de 4 ans.
Les plaidoiries de la défense devraient être entendues demain et vendredi.
publié le 17 décembre 2008 à 20:44
par EuroCockpit.
Nous étions persuadés que Jean-Charles Corbet - aujourd'hui devant la Cour d'Appel de Paris - donnerait une version intéressante de l'affaire Air Lib et de sa genèse. Il ne l'a pas fait.
Le dossier Air Lib ne peut se résumer aux seules malversations reprochées aujourd'hui à l'ancien pilote de ligne. Loin de nous l'idée de le défendre contre vents et marées, mais s'il devait plonger, nous pensions que d'autres seraient à leur place à ses côtés.
Le dossier Air Lib, c'est avant tout l'histoire d'une reprise d'actifs décidée par un gouvernement qui n'a pas ménagé son soutien, et c'est par ailleurs l'histoire d'une série de malversations présumées qui ont suivi cette reprise.
Bien entendu, la majorité politique ayant changé entre l'attribution de la compagnie à JCC avec son orchestre et le dépôt de bilan, il y a un certain nombre "d'oubliés sur le bord du chemin" qui semblent ravis que personne n'ai jamais songé à leur poser la moindre question.
Pourtant, des questions, il y en a : on pourrait commencer par E-A. Sellière, qui n'a jamais expliqué par quel miracle il était au centre d'un portage incongru des parts de Swissair (compagnie non-communautaire) dans AOM, Air Liberté et Air Littoral. On pourrait également poser des questions au destinataire des commissions de la CIBC (plus de 7 millions d'euros) parfaitement connu, mais jamais inquiété, alors que la banque canadienne et le porteur de la valise ont été épinglés. Nous avons amplement publié les preuves que la valeur faciale de cette reprise avait été montée à l'aide des Fonds Concorde, ou plus exactement par la signature du Président de son Conseil de surveillance, un certain... Jean-Charles Corbet.
Contrairement à ce qu'a indiqué Jean-Charles lors de la première audience, ce ne sont pas les Suisses qui ont imposé le partage de l'ensemble formé par AOM, Air Liberté et Air Littoral, et qui l'ont réparti entre Holco et Marc Dufour. Bien entendu, cela aurait simplifié la défense de JCC qui pourrait expliquer aujourd'hui que sur les 2 milliards escomptés (de Swissair), il n'en a eu que 1,2 puisque 800 millions sont partis pour la reprise d'Air Littoral.
Mais ce n'est pas tout à fait comme cela que ça se serait passé. Ces petits arrangements entre les uns et les autres, qui seront définitivement scellés par "le protocole transactionnel", qui précise et encadre le partage et la reprise des actifs des 3 compagnies, ne peuvent avoir existé que parce qu'ils étaient placés sous la haute bienveillance ministérielle. A notre connaissance, le ministre de l'époque n'a jamais été inquiété. Pas plus que le président d'une autre grande compagnie aérienne française, qui lui aussi était à la genèse de ce qu'il convient d'appeler un "Yalta de l'aéronautique française".
Mais comment diable expliquer cela à un tribunal correctionnel chargé d'examiner des faits et des agissements très restrictifs qui suivent la période de la reprise ?
Comment même le Tribunal peut-il évoquer toute cette affaire sans jamais parler du protocole transactionnel (document jamais révélé), des intérêts d'Air France et finalement de ce que Jean-Charles appelle le "service commandé" dont il ne cesse de nous parler pour expliquer comment et pourquoi Air Lib a été envoyée par le fond ?
Alors... A qui profite le crime ?
publié le 13 décembre 2008 à 11:45
par EuroCockpit.
Pour cette troisième demi-journée d'audience, consacrée au déroulement de l'aventure Air Lib, les rares spectateurs avertis présents dans la salle (au moins 2 personnes), sortiront avec une impression étrange. Si notre connaissance du monde de l'aérien nous permet de comprendre tout ce que dit Jean-Charles, il n'est pas certain que ce soit le cas des magistrats et de l'avocat général qui manifestement n'y entendent pas grand-chose.
Inversement, Jean-Charles fait bien comprendre que toute la chose juridico-financière, parfaitement maîtrisée par cette Cour spécialisée, n'est pas sa spécialité. Les aller / retour sur des points de Droit, entre avocats, ne pourront que confirmer ce sentiment : on ne parle pas toujours d'aviation.
Ce sera d'ailleurs l'argument du présumé innocent: il signait volontiers ce qu'on lui demandait de signer, faisant une confiance aveugle dans les montages validés par Bercy et par le ministère des Transports (période Jospin).
Lui s'occupait de faire avancer le projet industriel. L'optimisation fiscale et juridique, Holco Lux, Mermoz Hollande et Irlande, etc. ? C'était le travail des cabinets spécialisés et des conseillers des ministères. S'agissant d'un gouvernement socialo-communiste, l'accusation est grave, puisqu'on rappelle que selon nos calculs, ce n'est pas moins de 54 millions qu'on a ainsi "optimisé" de droite ou de gauche, sans jeu de mot aucun. Quand on lui demande s'il se souvient du nom de ces conseillers qu'il rencontre, JCC explique qu'il n'en a aucun souvenir.
L'avocat général fustige: on est pourtant censé comprendre ce que l'on signe...
Quand survient l'alternance politique, le ton change, mais Air Lib continue de travailler avec les conseillers des cabinets ministériels. Et même de l'Elysée. Le nom du conseiller de Monsieur Chirac ? Jean-Charles ne s'en souvient plus, mais il est sauvé par son ami de 30 ans, qui spontanément indique à la Cour l'identité du bienveillant. Pensez-vous, c'est un ami de l'ami de 30 ans...
On se résume : les conseilleurs sont à Bercy et aux Transports, autant que dans les grands cabinets d'avocats d'affaires de la capitale. On fait de l'optimisation fiscale au Luxembourg, on transfère vers l'Irlande. Même après l'alternance, l'Elysée se fait consulter via l'ami de l'ami de 30 ans, par ailleurs administrateur d'Air France. Jean-Charles et Jean-Cyril se tutoient et s'apprécient, en clair on fait du business en bonne intelligence.
On passe quelques minutes sur le cas De Vlieger, ce hollandais venu sauver la compagnie du gouffre. Pourquoi l'accord avec De Vlieger est-il sans contrepartie pour Holco ? Réponse fumeuse de Jean-Charles : les contreparties viendront plus tard. Pourquoi le hollandais s'est-il retiré ? Mr Bussereau aurait envoyé des motards pour l'escorter, et le Batave ne voulait ni caméras, ni projecteurs.
L'histoire semble satisfaire la Cour qui décidément connaît bien mal son dossier. Une petite relecture de nos forums pourrait remettre les idées en place...
Voilà, c'est fini. Les parties civiles sont invitées à commencer leur plaidoiries. Elles ne sont pas prêtes et l'avocat général s'en offusque: une heure et demie d'audience disponible, et personne n'est prêt...
On part en RTT du vendredi sur ces entrefaits, et on reviendra s'ennuyer mercredi prochain, après un long week-end que l'on pourra consacrer à la relecture de nos anciens forums sur l'affaire de ce service commandé.
publié le 13 décembre 2008 à 09:45
par EuroCockpit.
Les accidents se suivent et se ressemblent parfois, hélas. Pour ce qui concerne le dernier en date, survenu au large de Perpignan, force est de constater que personne ne sait rien.
Cependant, le procureur adjoint s'est permis d'affirmer, sans aucune concertation préalable avec Airbus et le BEA, que les enregistreurs retrouvés semblaient parfaitement exploitables. Il s'agit là d'une "erreur de jeunesse" de la part de ce procureur qui connaît mal la chose aéronautique.
Le BEA a heureusement rectifié le tir par un communiqué officiel : "les enregistreurs de vol, phonique (CVR) et de paramètres (FDR), ont été remis au BEA. Les boîtiers protégés ont résisté et les cartes mémoires paraissent intactes, mais aucune donnée n'a pu en être extraite".
Traduction : même s'ils ont l'air d'être en très bon état, comme l'indiquait fort justement Monsieur le Vice-Procureur que l'on remercie par avance de bien vouloir retourner à ses affaires courantes, ils sont quand même très endommagés au point d'être illisibles. Parce que c'est comme ça. Compris Monsieur le Procureur ?
Il semble urgent d'essayer de construire des CVR et DFDR dont les données seraient capables de résister aux eaux tumultueuses de la Mer Noire (Sotchi : une autre chute inexpliquée en dernier virage) comme à celles de nos côtes catalanes.
Un dernier mot, toujours à propos du communiqué du BEA, qui nous indique qu' "à ce stade de l'enquête, rien ne permet d'expliquer pourquoi l'avion est alors sorti de sa trajectoire et s'est écrasé en mer".
Nous voilà encore empêtrés dans des histoires de trajectoires que l'avion aurait "quitté" ? La trajectoire n'est-elle pas justement la suite de points géographiques - dans les 3 dimensions - qui aboutit nécessairement au point d'impact (cf Mont Ste Odile) ?
Si Son Extrême Suffisance pouvait plutôt nous expliquer les raisons pour lesquelles la trajectoire effectivement suivie par l'avion l'a conduit 20.000 lieues sous les mers...
publié le 11 décembre 2008 à 18:47
par EuroCockpit.
Seconde journée du procès en appel dans le dossier Air Lib. Un procès qui passionne les foules, puisqu'on a compté - en sus des 15 avocats présents - jusque trois "spectateurs" dans la salle. Cette demi-journée était d'un mortel ennui : le fidèle lecteur d'EuroCockpit serait sorti de là en se disant qu'il n'a entendu que la confirmation de ce qu'il savait depuis longtemps à la lecture des (ex)forums du site.
En filigrane, le fameux protocole transactionnel qui précise et encadre les conditions dans lesquelles la compagnie (non-communautaire) Swissair, dont les participations sont portées par E-A. Sellière, va sortir du capital d'Air Liberté, d'AOM et d'Air Littoral. Un protocole transactionnel, dont il existe d'ailleurs 2 versions successives, que tout le monde cite, mais que personne n'a soit disant jamais vu, puisqu'il est classé confidentiel : l'ancien patron du MEDEF s'y trouve dans une posture critiquable au plan du Droit, puisque dès le départ, Swissair ne pouvait être majoritaire dans ces compagnies. Le "portage" n'étant pas forcément la meilleure réponse aux dispositions légales contraignantes, on avait pris soin de placer une clause de renoncement aux poursuites pénales.
En substance, et comme nous l'avions souvent expliqué, les parties s'engageaient les unes envers les autres à ne jamais poursuivre les uns ou les autres au civil comme au pénal. Le tout validé par le Tribunal de Commerce et donc en présence du Parquet. On marche sur la tête sous le nez de Marianne, mais cela ne choque personne.
On apprend également que c'est le SNPL qui a apporté la "compétence" de Me Léonzi en le présentant à JCC. Le syndicat aurait même financé la toute première étude, demandée par Jean Immediato dès le 1er mai à ce prestigieux avocat d'affaires. Sa mission initiale était d'auditer la possibilité d'un RES. En gros, dès le départ, c'est avec les cotisations des pilotes de ligne syndiqués qu'on a installé Corbet et Léonzi à la tête de ce qui deviendra la nébuleuse Holco, puisque - ce n'est qu'après abandon de l'hypothèse de la RES - que les mêmes ont suggéré à Mtre Léonzi de poursuivre dans l'optique de la reprise par JCC.
C'est d'ailleurs pourquoi également, devant l'amoncellement des frais d'étude du dossier par ce même cabinet et autres experts comptables associés, la garantie de paiement de tous ces énormes frais d'étude par le fonds Concorde (dont JCC était le président du Conseil de Surveillance à l'époque) a été donnée, avec, probablement, la bénédiction de la Direction AF...
Ensuite on a regardé l'histoire de la CIBC, de la fameuse commission de 50 millions (de francs). Là vous avez le choix entre ce qui se dit à l'audience (c'est une juste rétribution pour avoir levé un certain nombre d'investisseurs potentiels comme le Club Med, Preussag, et les autres, tous réunis à Londres pour boucler le tour de table) et la version des forums de RadioCockpit de l'époque (ce sont de grasses commissions payées à la CIBC mais immédiatement reversés par la banque à des tiers parfaitement identifiés mais jamais inquiétés).
On continue l'examen de la genèse d'Holco, et la seule chose dont on est certains en sortant de là, c'est que tout est placé sous la haute bienveillance de messieurs Gayssot et Spinetta, qui n'ignorent rien de ce qui se prépare et se réalise.
N'est-ce pas là le début du "service commandé" cher à Jean-Charles ?
publié le 11 décembre 2008 à 16:05
par EuroCockpit.
Le ministre des Transport aurait dû confier à EuroCockpit l'enquête-analyse concernant l'A340-600 presque livré à Etihad, et qui avait "fait le mur" peu avant sa livraison. Dès l'accident connu, nous avions titré que l'avion [avait] grimpé le mur "normalement", et immédiatement proposé une cause à cet accident (l'absence de pilotes) et une recommandation (mettre des pilotes lors des essais pour que ce soit de leur faute).
La lecture du rapport d'enquête (officiel celui-là) de notre indispensable BEA montre que nous ne nous étions pas trompés sur les causes de l'accident et que nos recommandations étaient fort pertinentes.
A noter cependant une sortie inattendue de Son Extrême Suffisance sur les pressions économiques : "Les enjeux industriels et commerciaux auxquels sont associées les activités de livraison peuvent induire une pression temporelle sur les opérateurs chargés des essais pendant cette phase".
C'est beau comme du EuroCockpit, quand on dit que s'agissant du retour d'expérience, ces mêmes enjeux industriels et commerciaux "peuvent induire une pression sur les opérateurs chargés des enquêtes pendant les phases post-accidents"...
publié le 10 décembre 2008 à 15:06
par EuroCockpit.
Premières audiences ce matin à Paris dans le procès en appel qui concerne Jean-Charles Corbet dans la grande aventure de la reprise d'Air Liberté et AOM.
Nous publierons dès ce soir une information d'importance concernant cette affaire, qui donnera un tout autre éclairage sur ce procès.
En attendant, on pourra dire de cette première matinée qu'après les habituelles tentatives concernant quelques nullités de procédure, qui seront finalement - comme de coutume - jointes au fond. Puis les avocats de Jean-Charles ont tenté une ligne de défense à laquelle tout le monde s'attendait : si des éléments figurant dans le rapport parlementaire finissent dans le dossier d'instruction, et dans l'ordonnance de renvoi, ces éléments ayant été obtenus par un "interrogatoire" sans avocat, il conviendrait de ne pas en tenir compte (voir nos archives).
En gros, puisque tout le monde dépose sous serment, il y aurait deux vérités: la vraie et une petite deuxième : celle qui est exprimée en présence de son avocat. Deux vérités distinctes au point que l'une pourrait annuler l'autre. Pour de simples pilotes comme nous, la chose est difficile à concevoir, mais c'est un autre débat.
Jean-Charles attaque avec un véritable plaidoyer en faveur de... lui-même. En gros il ne comprend pas "pourquoi c'est [lui] qui trinque, alors qu'on l'a laissé faire et que personne ne l'a prévenu des risques encourus". Qu'il a des enfants en âge d'avoir des enfants, et qu'il ne veut pas que ses petits-enfants viennent le voir au parloir. Qu'il a pris 18 mois ferme à la place des autres.
Le Président le remet froidement en place : non monsieur Corbet, vous n'avez pas été condamné à 18 mois de prison, mais à 4 ans dont 18 mois ferme, 5 ans d'interdiction de gestion, et 300.000 euros d'amende...
Il en oublie même les 3 millions de dommages et intérêts au mandataire-liquidateur...
Viennent ensuite les premières questions. On parle de l'origine du montage complexe, de Holco, de ses filiales, de toute la nébuleuse construite autour de la reprise d'AOM et d'Air Liberté, de la structure de tête et de ses satellites.
Jean-Charles ne se démonte pas et explique que ce grand bazar, ce n'est pas lui qui l'a imaginé. Ce serait un ancien directeur d'Air France, ayant également travaillé à Lufthansa, qui aurait imaginé et conçu les montages juridico-financiers.
Que tout ceci est l'oeuvre d'un pro, un travail rigoureux et adapté à la situation.
Le procureur saute sur l'occasion: Jean-Charles sous-entendrait-il que le "système Corbet" avait été conçu par avance ? Que le pompage était dès lors prémédité ?
Le présumé innocent n'est plus à son aise et ne répond pas à la question. Il se contentera d'expliquer qu'après le 11 septembre il avait d'autres chats à fouetter, et que le montage, c'est l'oeuvre des Conseils et des pros.
La première audience est levée sur cette première innocence, rendez-vous pris pour demain à 13h30 pour l'examen des suivantes.
publié le 8 décembre 2008 à 20:35
par EuroCockpit.
Pour tout savoir sur le B787, ses dernières avancées mais aussi ses petits soucis, vous pourriez naturellement demander à Boeing. Mais si vous voulez vraiment tout savoir sur le futur best-seller de Boeing, vous pouvez également demander à Airbus, qui dans un document interne et très confidentiel, fait le point sur les avances et les retards de son concurrent.
Le mot "rumeur" revient quand même 4 fois dans cette présentation, on croirait lire du RadioCockpit!
UPDATE : le lien était comme par hasard devenu inactif, mais nous avons trouvé une autre source ;-)
publié le 8 décembre 2008 à 12:48
par EuroCockpit.
Les anciens Air Lib qui n'ont rien à faire cette semaine - et celle qui suit - peuvent assister aux débats qui conduiront à absoudre frère Jean-Charles Corbet de ses péchés - exprimés en millions d'euros. Le "chargé de mission d'Air France et du gouvernement", tel qu'il aime à se présenter lui-même, repasse devant les juges qui devraient, en toute logique, inverser le verdict de première instance.
Un jugement du Tribunal correctionnel de Paris rendu le 25 septembre 2007 le condamnait en effet à 30 mois de prison dont 18 mois fermes. Jean-Charles avait fait appel de cette décision tant il est attaché au principe (de présomption) d'innocence.
Selon les proches du dossier, la pièce qui se joue en appel devrait être beaucoup plus clémente à l'endroit de Jean-Charles et de son orchestre, et de leur "service commandé". On sait déjà que rien ne sera évoqué qui puisse "troubler l'ordre public", c'est à dire qui pourrait concerner le portage des titres de Swissair par le Baron E-A. Sellière, le camarade-Ministre, le protocole transactionnel, et autres gags du genre.
Même la nébuleuse Holco (holding personnelle et très luxembourgeoise de JCC) devrait rester à l'écart des débats, tant le montage pourrait éclabousser les notables de l'aérien jusque dans les tours d'ivoire de Charles De Gaulle (et qui selon Jean-Charles, Christian, Yves et les autres, ont commandé le service en question).
Ceux qui souhaitent se rendre compte in situ de ce qui est politiquement correct et de ce qui l'est moins, peuvent assister au triste spectacle qui se tiendra devant la 9ème Chambre B de la Cour d'appel de Paris, au Palais de justice de Paris, quai de l'horloge, métro Cité ou Saint-Michel :
Les syndicats Alter Air Lib et CGT Air lib sont partie civiles.
On peut utilement se remettre en mémoire l'épais dossier Air Lib en consultant nos archives abondantes, ainsi que celles des anciens forums RadioCockpit qui présentaient l'actualité de la compagnie presque avant qu'elle ne se produise...
publié le 4 décembre 2008 à 11:56
par EuroCockpit.
Dans la nuit du 7 au 8 septembre 2008, Cyrille K., OMN retraité franco-béninois, pensionné de la CRPN, est assassiné par armes à feu, en présence de son épouse française. Des voleurs ont réussi à pénétrer par effraction dans sa villa vers 2h du matin, dans la proche banlieue de COTONOU (Bénin).
Le 15 octobre, face à de grosses difficultés administratives et financières (impossible d’obtenir un certificat de décès), son épouse, rentrée en France, sollicite de la CRPN une aide financière d’urgence. La réponse initiale de la Caisse précise qu'il est trop tard pour que la question soit évoquée lors de la réunion de la commission sociale « ad hoc » de décembre 2008 et que la demande urgente ne pourra être examinée qu’en... mars 2009.
En effet, on apprend sur le site de l’ARPPNAC que "depuis une vingtaine d'années, la CRPN a confié à l'ARPPNAC les enquêtes sociales trimestrielles, suite aux demandes d'aide faites à la Caisse par des Retraités (ées) et Pensionnés (ées), même les non - adhérents de l’ARPPNAC, en grandes difficultés financières et morales".
Un administrateur retraité (extérieur à l’ARPPNAC) est informé du ridicule de la réponse, vu l’urgence et la gravité de la situation de l’épouse, et décide de solliciter de nouveau la CRPN.
La Caisse sort enfin de son immobilisme et se fend - généreusement - d’un chèque d’un montant de…760 € à la veuve de notre pensionné.
Pour les habitués des facéties du Vice-Président de la Caisse, également président de la Commission sociale de la CRPN, il serait inutile et fort tendancieux de comparer le montant de cette aide avec les 12.000 €, accordés récemment par la même "commission sociale CRPN" pour payer les honoraires d’architecte du projet de la Maison des Jardins d’Epicure – projet piloté précisément par un des V/P de l’ARPPNAC.
La commission sociale a donc statué généreusement dans une aide à une personne extérieure qui est architecte-ayant-une-facture-à-faire-passer, mais ne peut aider que pingrement dans une urgence subie par une ayant droit dont le conjoint vient d'être assassiné...
Cherchez l'erreur...
publié le 30 novembre 2008 à 10:08
par EuroCockpit.
La célèbre association "PNT85", après une intense action de lobbying, a réussi à placer quelques équipages chez Air Groland...
publié le 28 novembre 2008 à 09:27
par EuroCockpit.
Pour avoir tenté de tuer le Premier ministre (en raccourci, si on traduit ce qui est reproché au pilote), un pauvre pilote amateur risque 18 mois de suspension de sa licence et 1.500€ d'amende.
Certes, ce pilote s'est retrouvé par erreur en zone A vers Toussus-le-Noble le 28 septembre dernier à une altitude où il n'avait rien à y faire. Certes, ce n'est pas bien et nous ne dirons pas le contraire. Certes, il a préparé sa navigation avec légèreté. Certes, ce genre d'erreur peut être dangereux. Mais de là à l'arrêter, le mettre en garde à vue, le poursuivre en correctionnelle pour "mise en danger d'autrui par violation manifestement délibérée d'une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence" et l'obliger à "repasser ses épreuves de pilote, dans son intérêt et celui de son entourage" selon le Procureur, il y a un pas que nous ne franchirons pas : ce genre d'infraction est d'habitude traité en commission administrative dont c'est le travail et non comme un crime de lèse-majesté.
En effet, dès le dimanche soir ou le lundi matin, quelque excité dépositaire d'une parcelle d'autorité publique se sera empressé de faire prendre la mayonnaise de la lourde procédure pénale inquisitoire que plus personne ne sait arrêter une fois lancée, dans le seul but de punir. Mais est-ce vraiment utile pour la sécurité des vols ?...
Là, on a touché aux grands de notre République et l'affaire a été présentée comme celle d'une quasi-collision à 60m près entre un fou dangereux et un pauvre Premier ministre en train d'atterrir après une dure journée de labeur dominical.
Comme la Justice doit juger en toute sérénité et avec tous les éléments, signalons que les avions étaient séparés de 60m dans le plan vertical mais aussi 1.000 m dans le plan horizontal (oui, l'aviation a trois dimensions, cela relativise le "quasi-accident"), qu'à cette altitude le Falcon n'était pas en phase d'atterrissage et qu'en plus le Premier ministre était très pressé puisque son avion volait à 342 kts au lieu des 250 réglementaires, ce qui a été reconnu par le pilote à la barre du tribunal selon ceux qui y étaient alors que Matignon avait dit le contraire.
Ces 250 kts ont été imposés depuis fort longtemps pour… éviter de trop rapides rapprochements justement, alors cherchez l'erreur.
De grâce, que l'on cesse de donner cette détestable impression de retour au Moyen-âge où des gardes repoussaient sans ménagement les manants qui osaient contrarier l'avance rapide des carrosses des grands de ce monde. Si cela avait été le Président de la République, on aurait abattu le Cessna ?...
Espérons que les Juges sauront raison garder et que leur verdict le 17 décembre permette à tous de passer de bonnes fêtes de Noël, en toute justice, afin que les deux enfants du pauvre pilote amateur ne le regardent pas comme un criminel mais juste comme un papa pilote qui a fait une erreur de navigation tandis que le pilote professionnel de l'autre avion venait vers lui avec 92 Kts de trop, sur ordre supérieur (qu'on ne se méprenne pas, on ne vise pas le pilote de l'Armée de l'air).
publié le 27 novembre 2008 à 19:21
par EuroCockpit.
Vers 16h45 aujourd'hui, un A320 d'une compagnie Néo-Zélandaise s'est abîmé en mer à une vingtaine de kilomètres à l'Est de Perpignan. Il y avait 7 occupants à bord selon les services de recherche en mer.
L'avion était en maintenance chez EAS, il était exploité depuis deux ans par XL Airways. Les deux pilotes, allemands, étaient employés par XL.
Même s'il est beaucoup trop tôt pour tenter de comprendre ce qu'il s'est passé, il semble évident que l'avion soit hors de cause.
publié le 21 novembre 2008 à 19:25
par Anthony R.
A l'occasion de ses 75 ans, Air France a repeint un Airbus A320 aux couleurs de la compagnie en 1946. L'avion, baptisé "Pays de Roissy CDG", s'est posé aujourd'hui à CDG justement. Il devrait porter cette livrée durant deux ans.
publié le 16 novembre 2008 à 11:37
par Anthony R.
Nous laissons la parole à Susanna, PNC et pilote privée:
Aujourd'hui, tout un groupe de pilotes et passionnés souhaite voir renaître l'émission Pegase TV qui était diffusée il y a quelques années sur FR3 et présentée alors par Bernard Chabbert (journaliste aéro, écrivain, commentateur de meetings, a tourné récemment un film avec son avion : Amelia - Hilary Swank et Richard Gere comme acteurs).Une pétition vient d'être ouverte en ligne à cette adresse :http://www.ipetitions.com/petition/pegase/index.html
Bien évidemment, n'hésitez pas à communiquer cette action autour de vous, c'est entièrement gratuit et prend à peine une minute!
"Les Français savent créer, mais ne savent rien garder" a dit Mermoz. La compagnie Europe Airpost sera prochainement vendue par des gens qui ignorent tout du patrimoine et du symbole que cela représente...
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En réaction à un article du Monde intitulé "Crashs aériens, erreurs humaines", notre collègue C. Chabbi (instructeur A320) nous fait part de sa réaction. Le débat est ouvert...
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07:31 : Accident d'hélicoptère - Un hélicoptère de PHI Inc. s'est écrasé peu après son décollage d'Amelia (près de La Nouvelle Orléans) hier après-midi alors qu'il emmenait du personnel vers des champs pétrolifères. On déplore 8 morts et 1 blessé grave. C'est le second accident de cette compagnie en 6 mois.
14:11 : À bord, bouche cousue garderas - 9 Musulmans ayant échangé entre eux quelques propos anodins en embarquant sur un vol d'AirTran à Washington ont été débarqués car c'était suspect. Blanchis par le FBI, AirTran n'a pas voulu les placer sur un de ses vols et la direction de la compagnie est un peu ennuyée de cet incident.
14:10 : Tu dors où à Stockholm ? - Dans le B747 Jumbo Hôtel bien sûr ! Un ancien B747 est en train d'être transformé en hôtel près de l'aéroport d'Arlanda.
11:53 : Ce n'est pas la petite bête qui... - Selon les premiers résultats de l'enquête sur l'accident du B747 Kalitta à BRU en mai dernier, c'est un faucon et le pilote qu'il faudrait blâmer.
11:49 : Faut ce qu'il faut pour le réveillon! - Un passager chinois a acheté hier pour 46.423€ de vins hier dans une boutique du 2E de Roissy-CDG. A ce prix-là, on s'en doute, ce n'était que du bon: Lafite Rothschild 1947, Pétrus 1986, Romanet Conti 2002, Certan 1982, Château Margaux 1982, Château Latour 1976...
11:56 : Sortie de piste à Denver - Un Boeing B737 de Continental Airlines est sorti de la piste d'atterrissage à Denver cette nuit. On dénombre 38 blessés sur les 112 personnes à bord de l'appareil.
10:03 : 1 mn des avions du monde - Grâce à l'un de nos très fidèles lecteurs, nous pouvons voir ici (fichier .wmv) le trafic aérien d'une journée de 24h réduit sur 1 mn. Il s'agit de l'œuvre d'élèves d'une école de formation de contrôleurs aériens suisses où chaque point jaune représente un avion. On distingue sur la Terre le jour de la nuit et on voit très bien comment le trafic évolue, et où. Comme le dit notre lecteur, c'est "un véritable cours d'économie internationale" en 1 mn !
10:02 : Clear to land Meuh ! - Un pilote d'un Tiger Moth a effectué un atterrissage forcé en septembre dernier à la suite d'un ennui de moteur. Cela serait passé inaperçu sans Youtube où l'on voit l'avion se poser et bousculer… une vache. L'histoire figure dans cet article.
10:00 : Correctionnel = correction - Un tribunal correctionnel, c'est pour "corriger" les fautes : le pilote qui a, selon de nombreux articles de presse, "frôlé" le Falcon du Premier ministre "à 60 mètres" (ça oublie les 1.000 m de séparation horizontale et ça impressionne) a été condamné à 1.000€ d'amende et 18 mois de suspension. En clair, s'il veut piloter de nouveau, il devra repasser toutes les épreuves pratiques.
06:07 : Les Robin et Cap au sol - La liquidation judiciaire d'Apex en septembre pose un énorme problème : comme seule cette société peut certifier les pièces de rechange des quelque 850 Robin et Cap en service, ces derniers se retrouvent petit à petit cloués au sol, avec des conséquences redoutables pour les aéroclubs, écoles et ateliers. L'aviation légère appelle donc au secours !
07:03 : Trafic aérien chez soi - Pouvoir regarder chez soi en temps réel le trafic aérien, c'est possible au-dessus de la Suisse. On peut même en cliquant sur les avions avoir les paramètres du vol (en système métrique). Essayez, c'est assez magique !
09:22 : Le ministre fait rire - En effet, le Ministre de la Défense a expliqué récemment qu'il allait aider un constructeur français en lui commandant des avions CAP pour l'équipe de voltige militaire. Personne ne l'avait prévenu qu'APEX avait été mis en liquidation et que l'Armée de l'air avait déjà réceptionné des Extra 300 allemands. Les coulisses du gag, c'est là.
09:20 : Air France KLM attaque Lufthansa - Estimant que les règles ont changé dans son dos pour que Lufthansa rachète à bon prix Austrian Airlines, Air France KLM a déposé une plainte auprès de la Commission européenne pour aide d'État déguisée.
09:19 : Le B787 volera plus tard - Boeing a repoussé officiellement le premier vol de son B787 au 2ème trimestre de 2009. ANA ne devrait pas donc pas pouvoir effectuer son premier vol commercial avant le 1er trimestre 2010 (au lieu de mai 2008 puis du 3ème trimestre 2009).
09:18 : Rapport de l'accident GOL / Legacy - Un article bien documenté rend compte du rapport d'enquête de la collision le 29 septembre 2006 au FL 370 d'un B737 de GOL et d'un Legacy privé au-dessus de la forêt amazonienne (154 morts dans le B737 qui s'est écrasé). Il est pointé des fautes du contrôle aérien et des erreurs de l'équipage du Legacy. Le NTSB commente ce rapport final et tend en revanche à alléger la responsabilité des pilotes qui selon lui n'ont violé aucun règlement.
10:55 : Accident d'un F 18 - Un F/A 18D en approche sur la base de Miramar (près de San Diego) s'est écrasé au sol sur un quartier habité : 3 ou 4 personnes ont été tuées dans leur maison et le pilote a pu s'éjecter. Il semble avoir été victime d'une extinction des deux réacteurs et a tenté de diriger l'appareil vers un canyon.
Update 10/12 : le lourd bilan final est de quatre morts (une mère, ses deux enfants de 15 et 2 mois, et la grand-mère), 2 maisons détruites, 3 endommagées et 4 véhicules incendiés. Le F/A 18D des Marine avait décollé du porte-avions Abraham Lincoln pour un vol d'entraînement et à la suite d'ennuis sur un réacteur se serait dérouté sur Miramar où le second réacteur se serait arrêté en finale.
10:53 : Marché de Noël - Après Austrian Airlines, Lufthansa a acheté la totalité de Germanwings. Comment on dit en italien "jamais deux sans trois" ;-) ?...
10:52 : Chut, le commandant dort - Il va bientôt falloir faire une annonce pour réclamer le silence sur les A380 d'Emirates : les postes de repos de l'équipage étant situés à l'arrière et l'avion trop peu bruyant (!), l'équipage au repos entend tout ce qu'il se passe en cabine (pleurs de bébés, bruits de porte, chasses d'eau, etc.) et ne peut dormir. Airbus réfléchit à ce problème inédit…
10:50 : Chiffres d'Air France - Air France KLM a publié ses chiffres de novembre marqués par une baisse du trafic de 0,8 % et… dénonce les coupables.
10:49 : Air Moorea : le câble - Le 9 août 2007 un Twin Otter d'Air Moorea s'abîmait en mer après le décollage avec ses 20 occupants. L'enquête a conclu à la rupture du câble de la commande profondeur.
10:47 : Jusqu'au bout sur nos N262 - Le 12 novembre dernier un moteur d'un N262 de la Marine a explosé en vol. Ceux qui ont volé sur cette vénérable machine connaissent ses qualités en monomoteur et apprécieront à sa juste valeur le plafond de rétablissement en IMC du côté de Périgueux où le commandant de bord a réussi à poser l'avion.
La Marine a bien des soucis avec ses vieux avions qu'elle doit souvent user jusqu'à la corde (Étendard IV M, Alizé, Fouga Zéphir, P2V7, Corsair…).
09:09 : Accident d'un Fouga-Magister - Un CM 170, biréacteur biplace sur lequel des générations de pilotes militaires ont débuté, s'est écrasé dans un champ hier près d'Albi, tuant son pilote, un passionné âgé d'une soixante d'années. On ignore ce qu'il s'est passé.
14:01 : Personne n'aurait dû savoir - Alors qu'un grand nombre de pèlerins devant aller vers La Mecque étaient bloqués, Air Niamey a affrété un B757-200 à la compagnie lithuanienne Aurela pour en emmener 307 entre Garoua (Cameroun) et Djeddah le 24/11/2008. Pour que tout le monde rentre, on s'est mis quatre par rangée de trois sièges, ni vu ni connu. Mais à la suite d'un incident technique (sans doute une accélération-arrêt), l'avion s'est retrouvé sur les jantes (au mieux, certaines sources parlant d'un train gauche mal en point) et une évacuation d'urgence a été effectuée. Et c'est là que les autorités camerounaises ont estimé que 307 passagers, cela faisait trop… Tout le monde dément, à commencer par Aurela.
13:48 : Lufthansa a acheté Austrian - Si la Commission européenne ne met pas son veto et si les recours de concurrents (au premier rang desquels figure Ryanair) n'aboutissent pas, Lufthansa aura acquis pour 377M€ maximum Austrian Airlines : l'accord a été signé hier.
13:46 : Etihad confirme sa commande - La compagnie d'Abou Dhabi a confirmé une commande à Airbus pour 10MD$, sur fond de fabrication sur place de matériaux composites et même d'une future chaîne de production.
06:51 : Sus aux éoliennes ! - Ces tours à hélices mettraient en danger la vie d'autrui selon l'Association Les Abers quand leur balisage ne fonctionne plus. Comme aucun avion ministériel n'est passé par là pendant la panne, le directeur du parc n'a pas été mis en garde à vue ;-).
19:05 : Un équipage Air France dans l'hôtel Trident Oberoi à Bombay - Les 15 membres d'équipage auraient dû assurer le vol AF135 Bombay/CDG ce matin à 2h40. Air France précise qu'ils ne sont pas otages mais bloqués dans le bâtiment, et qu'elle est en contact avec ces derniers.
Update 28/11 08H05 : l'Ambassadeur de France vient de confirmer que l'équipage AF était libre et allait être rapatrié tout prochainement.
18:54 : Crash d'un A320 - Vers 17h, un A320 d'Air New Zealand en maintenance à l'aéroport de Perpignan, s'est abîmé en mer au large de Saint Cyprien lors d'un vol d'entraînement. Un corps a été retrouvé tandis que six personnes sont portées disparues.
10:55 : 55 ans, on garde - On se souvient de la récente grève des pilotes sur fond d'âge de départ à la retraite et de notre analyse. Le personnel navigant commercial avait bien vu la manœuvre et avait posé un préavis de grève du 5 au 9 décembre si on voulait l'empêcher de pouvoir quitter le métier à 55 ans comme actuellement. Ayant convaincu les Députés et Sénateurs, leurs syndicats ont levé leur préavis.
10:54 : Ça se complique en Italie - Lufthansa a annoncé la création de Lufthansa Italia avec 6 A319 à partir de Milan Malpensa pour relier Paris, Barcelone, ensuite Bruxelles, Bucarest, Budapest, Madrid et enfin Londres puis Lisbonne. Elle a préféré cette solution plutôt que d'en confier les lignes à sa filiale Air Dolomiti en ERJ 195 tandis qu'on ne voit plus très bien l'intérêt d'une prise de participation dans Alitalia.